Sophie, Soso, Soph’ parfois… elle est chouette. Quand elle
sourit,
c’est cool, quand elle rit, c’est bien, et quand elle pleure, ça
fait des choses bizarres dans l’estomac. Et puis quand elle danse,
c’est beau. Je n’oublierai jamais cette silhouette à contre-jour
dans l’encadrement de la porte (Je me comprends ; Drix et Snakes aussi
me comprennent).
Elle est nature, elle est timide, elle est née à Fontenay
aux Roses. Elle a grandi à Voisins-le-Bretonneux, en
rêvant d’être maîtresse, comme sa maman. Elle aime
bien les livres comme Et si c’était vrai, et les films comme
La fille sur le pont. Elle aime pas quand les enfants sont
malades ou mal nourris. Elle sait que c’est un peu cliché mais
elle s’en fout.
Ce qui compte pour Sophie, ce sont les moments d’intimité avec
les gens. Avec sa famille bien sûr ; surtout depuis que son
père lui a fait un infarctus et une grosse frayeur, il y a
quatre ans. Avec les Falcons aussi, quand elle partage des moments
privilégiés en vacances ou pendant les week-ends…
Ses aspirations sont aussi simples qu’essentielles : elle veut rendre
heureuses les personnes qu’elle aime, pour être heureuse
elle-même. Et elle ne veut pas être déçue par
les gens.
Un truc que j’aime bien chez elle, c’est qu’elle n’a pas besoin de
parler fort pour se faire entendre. Elle sait ce qu’elle veut ; on sait
ce qu’elle pense. Même que des fois, c’est un peu contraignant.
C’est comme ça les filles…
Jory
Et puis il y a Jory dans sa vie. Depuis octobre 1997 exactement.
D’abord une vision fugitive dans un amphi de Saint-Quentin. «
J’ai rarement été attirée au premier coup d’?il
par un garçon, mais celui-là, il avait quelque chose de
terrible… » Acte II, la bibliothèque et la grande
discussion sur la vie autour d’un café (tellement classique,
tellement frais, le coup de la grande discussion…). Les deux deviennent
inséparables à la fac, mais Jory a une petite amie
et les choses ne sont pas supposées aller plus loin.
« C’est Cédric –il va peut-être l’apprendre- qui a
bousculé le cours des événements, raconte la jolie
blonde. Un peu avant nos examens, nous étions tous les trois
à réviser et j’écrivais une punition
infligée par Jory… Je l’ai signée d’un coeur et
Cédric a intercepté le papier. Il m’a demandé si
j’étais amoureuse de Jory, et du tac au tac, j’ai
répondu que oui. Je crois que Jory a commencé à
s’interroger à partir de là… » C’est fou ce que les
femmes sont naïves quand elles veulent l’être. Bref,
l’affreux Jojo a rompu, et un soir… « Cela ne vous regarde plus !
» J’en ai des sueurs froides…
La suite, c’est une jolie histoire qui dure depuis six ans. C’est un
pari sur une vie à deux, sur des projets communs, c’est la
décision de partir ensemble à l’autre bout du monde…
« Pour nous, il est là l’engagement ».
Les
falcon’s
« La première fois que j’ai rencontré les
falcon’s, c’était lors d’une soirée de jour de l’an, le
31 décembre 1998. Nous étions tous ultra sapés car
nous devions nous incruster chez une copine de Lucie (l’ex de
Jérôme, ndlr). Nous nous sommes vite fait jeter
parce que les zozos avaient vidé toutes les bouteilles de champ’
et de skaï, et dansaient sur les canapés… Je me suis
dit que ces gens étaient un peu déjantés, mais
drôles ! »
Je crois que Sophie est un rien “dépaysée” par les
falcon’s. Elle les trouve un peu “pittoresques”, et d’une certaine
façon ça lui plaît. Il y a là-dedans
« des personnalités tellement différentes que
l’on ne s’ennui jamais ! »
Mais ce qu’elle préfère dans le groupe, c’est encore le
côté “famille”. C’est ça qui la touche. Les
premières vacances au ski par exemple… « Vingt-six
personnes à l’appel le soir du réveillon : une si grande
mobilisation, je trouve ça génial ! On mange, on rit, on
joue aux cartes, on partage des moments privilégiés avec
certains, certaines, ce qui n’est pas toujours évident à
Paris. On danse aussi ! »
Et oui, on danse aussi… ah, le déhanché de Sophie, tout
un poème… une vague qui fait tout chavirer. (Moi ça me
chavire en tout cas). Elle qui est d’habitude plutôt
réservée, sur le dance-floor, elle arrache tout. Un coup
de rein qui contraste sexyment avec ce caractère peu enclin
à l’expansivité… C’est qu’elle a son petit secret : elle
danse depuis l’âge de quatre ans. (27-4=) Ca fait vingt-trois ans
qu’elle danse la petite. Sans compter que papa Sophie et maman Sophie
dansent aussi. « C’est le seul moment où je perds mes
inhibitions, où je me fous du jugement des autres ». Le
monde ne s’en porte que mieux.
Hong-Kong
La tuile, c’est que le déhanché en question a
taillé la zone chez les bridés. Hong-Kong. Ca sonne bien
; ça sonne loin aussi. Par-delà les mers et tout et tout.
Pas facile pour Sophie, cette “Hong-Kong story”… « Au
début, c’était tout simplement hors de question ».
Cela ne semblait pas très sérieux non plus : deux ans
auparavant, la même proposition avait été faite
à un collègue de Jory, et le projet avait
échoué. Après il y a eu le SRAS. Beaucoup de
sociétés ont rapatrié leurs étrangers.
« Ca m’arrangeait bien, au fond ». Mais l’histoire a refait
surface, non plus sous la forme d’une vague idée mais sous celle
d’une question : « Veux-tu partir à Hong-Kong pour trois
ans ? » Il a fallu donner une réponse rapidement.
« Cela a été très difficile pour moi, vous
ne pouvez pas imaginer. La perspective de tout quitter en France, ma
famille, mes amis, mon travail, pour me retrouver à l’autre bout
du monde sans rien, avec une langue et une culture si
différente… cela paraissait insurmontable ».
Mais l’idée a fait son chemin… et aujourd’hui la jolie blonde
semble assez bien s’accommoder de cette nouvelle vie : escapades aux
Philippines, en Chine, cours de Fen-Shui… projets de bébé
? « Peut-être… » Bref, tout cela a un certain charme
!
Au point d’envisager de rester plus longtemps que prévu ?
« Je me vois toujours à Hong-Kong dans dix ans ! Non je
plaisante ; enfin pourquoi pas… Je sais que Jory apprécie
beaucoup l’expatriation. Il y a d’autres pays aussi… on verra bien
».
*
*
*
Si
tu étais une autre falconette…
Le choix entre toutes ces créatures de rêve est difficile
mais je crois que je pencherais quand même pour Solène,
son indépendance, sa pêche et sa sensibilité.
Si
tu étais un falcon’s…
Guillaume parce que je trouve que c’est un garçon gentil,
drôle, heureux de vivre, fêtard mais surtout serviable et
digne de confiance. Je l’avoue : il est le number one de mon top 3 !!!
Un
anecdote avec des falcon’s ?
Mon anecdote sera mon plus grand moment d’émotion cette
année : Solenne qui me demande d’être son témoin
à son mariage alors que je viens d’annoncer que je pars à
l’autre bout du monde avec l’homme que j’aime !