« Vous ne saurez rien de mon tour de poitrine,
ni de la couleur de mes strings… secret de grand-mère ! » ;
« Moi ce que j’aime bien, c’est la musique avec beaucoup de basses…
» ; « t’as de la répartie ou t’en as pas ! » ; «
j’aime bien les protestants sauf qu’ils croient pas en la vierge, et moi
j’ai besoin d’une maman »; « je me fais jamais chier l’été
! ».
" tour à tour machiavélique, drôle,
capricieuse, énigmatique...
Quel foutoir!"
Quel foutoir… comment je vais faire ce portrait moi ??? Elles y pensent pas
à ça les filles… et après on s’étonne que je
fasse un portrait tous les six mois…
Ca c’est sûr que Solenne c’est le foutoir. On donne
dans les paradoxes. D’ailleurs, je lui ai demandé de me dire un peu
ce qui l’avait chamboulé comme bouquin ou comme film (on a tous un
bouquin ou un film qui nous a un peu bousculé), et elle m’a parlé
de « Vent d’Est, Vent d’Ouest ». (Je crois que c’est un livre
de filles, en tout cas, je connaissais pas). C’est l’histoire d’une jeune
chinoise élevée dans la plus pure tradition d’effacement de
la femme, et qui se retrouve mariée avec un chinois de culture plus
occidentale. Celui-ci va vouloir la libérer, et elle va se trouver
dans un paradoxe saisissant : parce que la tradition l’exige, elle va obéir
à son mari qui lui demande justement de désobéir à
la tradition !
«
D’une certaine façon, je me suis retrouvée dans
ce bouquin : par mon éducation, je culpabilise parfois à cause
de certains de mes choix. Je sais que j’ai raison, que je ne dois pas m’enfermer
dans un certain carcan, et que je fais ce qu’il faut ; mais je ne peux m’empêcher
de culpabiliser. »
Comme quand elle emménage avec un bonhomme avant d’être mariée
par exemple… ?
"Love me tender, love me true, never let me go..."
Je vous avais bien dit que c’était le foutoir !
C’est un peu comme son CV, elle a fait du droit pour bosser dans le tourisme
! (Moi j’y connais rien, mais il paraît que ça se fait pas…).
Au fait, en ce moment elle cherche du boulot. J’imagine ses lettres de motivations…
« Jeune fille sympa, connaissant toutes les répliques de
“4 mariages et 1 enterrement”, lap danseuse hors pair, fan de Prince et dotée
d’une poitrine généreuse, cherche boulot pas trop chiant et
bien payé dans le quinzième ou sur la ligne 6 ».
Et oui, c’est ça qu’est-ce qu’elle veut la Solenne…
Chez les falcons, elle aime bien le côté fratrie, et aime moins
le côté machisme même si elle reconnaît que «
sur ce point, il y a eu des progrès… ». Les falcon’s auraient-ils
été un peu durs avec elle ? Peut-être… Elle était
peut-être aussi un peu capricieuse. Elle est comme ça la Solenne,
elle ne s’en cache pas d’ailleurs : elle rigole en disant qu’elle obtient
toujours ce qu’elle veut !
Très exactement, elle m’a lâché ça en me racontant
comment elle avait eu le père Drix. (On se doutait bien que ce n’était
pas lui qui l’avait eue…). « La première fois que l’ai remarqué,
il faisait un exposé et je me suis dit qu’il irait bien avec ma sœur
car il ressemblait à son ex de l’époque » Pas très
sexy tout ça, il faut le reconnaître. Heureusement que ça
se rattrape sur les dancefloors…
Bref, à la fac ils se sont vus un peu, beaucoup, plus, et à
la fin de l’année elle lui a demandé ce qu’il avait prévu
le samedi suivant.