French teuf.


 


 

Cap au vert 18-01-07 à 01:59 am

 

 

J'ai fait une téloche avec ma patronne cet après-midi, le présentateur, c'était l'Indien qui présente la météo et qui fait vidéo gag sur la Une... Le pire dans tout ça, c'est qu'il est super marrant. Du coup, j'en viens à me dire que Bataille et Fontaine, c'est peut-être des gros déconneurs, et qu'Alain Bougrain-Dubourg, il trousse 24/24... Va savoir. A part ça, je suis rentré en scooteur du XXème arrondissement de Paris cette nuit, il pleuvait des cordes, y avait un vent de fou, ma gratte dans le dos, c'était une voile. Quand je suis passé à la Concorde, avec des trombes d'eau dans la face, et mon scooteur incliné à 45 degrés, j'ai vraiment eu l'impression que je doublais la Cap Horn. Avec toutes ces conneries, je sais même plus quand c'est l'anni surprise de Nico.

 

Jams



Tchao l artiste 12-11-06 à 11:11 pm

 

 

Cet après-midi, je bouffais sur le bateau de mon père, pont de Sèvres, avec un vieux pote à lui, Olivier de Cornoix, un bonhomme presque septua qu’a jamais eu plus d’un euro en poche, mais qui vit comme un prince. Avec son sweet de marin troué et son jean blanc, on dirait une sorte de Jean-Paul Gauthier qu’aurait pieuté six semaines dans un fossé. Il vit sur une vieille bicoque rouge juste en face, côté Paris, avec sa tignasse blanche et son sourire de cancre. C’est une sorte de poète-fourre-tout, il peint des couchers de soleil sur les frigos des potes, et te récite du Baudelaire en coupant du saucisson, avec le couteau qui voltige au-dessus de la tête. Y a vingt ans, je me rappelle, sa grande spécialité, c’était de remonter les Champs-Elysées en équilibre debout sur la selle de sa mobylette, les bras en croix façon Jesus, l’accélérateur bloqué à fond. Ça nous faisait marrer, moins les flics qui lui foutaient des prunes à répétition qu’il a jamais payées. Le fric, ça a toujours été sa hantise. Moins il en avait, mieux c’était. C’est toujours vrai. D’ailleurs, y a quelques années, il a reçu un gros paquet d’héritage. De quoi se retaper fastoche un château en Dordogne. On a jamais su où était passée la tune. Peut-être dans le sourire de la minette dont il était alors amoureux. Elle a disparu depuis. De Cornoix, c’est pas du genre à jouer à l’euromillion. Ça fait pas de lui un mec plus heureux, ou moins. C’est juste que c’est pas son truc les chiffres. Son kif, c’est la mer, ou plutôt, les bateaux qui flottent dessus. Il en a un en tête qu'il voudrait un jour construire, une sorte de coquille Saint-Jacques un peu égyptienne dans la forme de ses voiles, qui serait constituée que de matériaux qui flottent. Comme ça, il dit, si je me prends un tanker au large de Ouessan en pleine nuit, je vais juste gueuler un bon coup sur le capitaine, puis je vais continuer ma route. Il dit aussi qu’avec la coque en caoutchouc de son bateau bizarre, si des mecs le mitraillent dans le Canal de Suez, il entendra juste le “poc poc” des cartouches qui ricochent sur sa coque pare-balles. Un drôle de type ce De Cornoix. Pas un fourré à la coke, ni un bobo hystérique, juste un type qui s’en tape des fuseaux horaires et de la nouvelle Scénic. Il sort des bonnes phrases quand il est en pilote automatique. J’en ai choppées deux au vol cet après-midi, je vous les livre brutes de décoffrage. « J’ai tellement la foi que je pourrais faire naviguer une barque avec un parasol ». Je l’aime bien celle-là, elle vient de nulle part. Et puis celle-là : « Je cherche pas à être un type intelligent, juste la sauce du plat principal ». Elle m’échappe celle-là, à lui aussi je crois, mais ça fait un bon “Ils ont dit”. Pourquoi je vous raconte ça ? Je sais plus… A si, juste pour embêter Manou, faut absolument que je dépasse ses six chroniques avant décembre. Et puis, ce De Cornoix, il est cool.

 

Jams



On reste en contact 08-10-06 à 03:20 pm

 

 

Jeudi soir, 23 h 15

Elodie (serveuse au Tsé) : T ou ?
Moi : Je suis chez moi, et toi ?
Elodie : Je sui au Mura…
Moi : T’es au Murat, à trente quatre mètres de chez moi, et tu m’inviterais même pas à boire un verre ?!
Elodie : Je sui avec d coleg !
Moi : ok, je comprends mieux, tu veux pas que ça jazze…
Elodie : C clair, et j’en ai pas trop envi ! A part ça, tu fai quoi ?
Moi : Je lis les inrock, et je vais pas tarder à aller me pieuter.
Elodie : Tu te couche to… et si jamai je veu passé ?
Moi : Si tu veux, je peux t’offrir un drink dans ma chambre…
Elodie : T’habite ou ?
Moi : 85bis bld Suchet.
Elodie : C ou bld Suchet ?
Moi : En face du Murat, y a le Tsé, et à gauche du Tsé, le bld Suchet.
Elodie : Ok, je vai venir, j’ai presque fini.
Moi : 4578. Après, au fond de la cour, à gauche, sonnes à Cuzin. 6ème étage porte droite.
Moi : Je fai une petite sieste en t’attendant.
Elodie : Je suis en chemin !
Moi : Cool…

Vendredi, 12 h 33
Elodie : Bonne journée !!!
Moi : Thanx belle brune. Désolé pour la bière tiède…

Vendredi, 00 h 15
Elodie : Je sui désolé, mai ceux ki c passé hier ne doi plus se reproduire ! Je t’adore mais ça s’arret la. On reste en contact.
Moi : ok.

 

Jams



Humeur, 01 24-09-06 à 11:59 pm

 

 

D’abord, je tiens à m’excuser auprès de Manou. Ne crois pas que tu t’es fait éjecter de ta chronique Manou, c’est pas ça. T’as été remplacé, voilà tout. Faut dire qu’en un an, t’as écrit deux textes. C’est pas énorme. Au total, j’ai compté, t’avoisines les 6000 signes. Tu divises le tout par douze, puis par trente, ça fait une moyenne de 17 signes par jour. C’est un peu juste pour prétendre au titre de chroniqueur. Etre chroniqueur, surtout sur vitenet, c’est un boulot à plein temps. Tu peux pas faire le truc à moitié, et si tu le fais qu’à moitié, tu sais que la moitié de ton lectorat au moins va foutre le camp au bout de trois semaines. On t’aime Manou. Si tu veux, y a une place de pigiste qui vient de se libérer chez “Ils ont dit”. C’est bien aussi les “Ils ont dit” tu sais... Faut juste de la mémoire, ou tenir bien l’alcool, ou les deux.
Vous auriez dû voir Séverine ce soir dans les cartons de déménagement. Un billet d’humeur en puissance cette brune. Très marrante en tout cas quand elle fronce les sourcils, et même pas que quand elle fronce les sourcils. On l’a amené aux Délices de Mozart pour la détendre, le spot nouache hype du 16ème. Y a une plaque en marbre au dessus de la porte, avec écrit en lettres d’or : A la mémoire de notre ami Snakes. Ils ont toujours pas installé de téloche pour mater le film du dimanche soir, c’est con. En tout cas, le 16ème devient clairement la résidence des zézettes. Manque plus que Greg. Je crois qu’il cherche un trois pièces pas cher du côté du Trocadéro. Moi j’ai les cheveux qui poussent. Mes humeurs sont ce qu'elle sont, et je vous emmerde.

 

Jams



La journée de la femme 14-03-06 à 11:24 pm

 

 

La journée de la femme

Ha la voila ! Une longue journée (24 heures tout de même…) à penser à « LA FEMME ».
Comme si l’on pouvait parler de « LA femme » !
Rien que son intitulé est réducteur. Il faudrait que cela s’appelle la journée DES FEMMES, mettant en avant la diversité de la féminité, ses nuances, ses aspérités, la multitude de ses charmes, de ses défauts, de ses modes de vie. Mais non, c’était la journée de LA femme. Alors c’est quoi LA femme? Et bien c’est le cliché, le stéréotype occidental d’une femme qui a accès à des études, qui travaille, mais qui est moins bien payée que l’homme. La femme fragile qui statistiquement se fait taper tout les 10 jours (1 femme sur 10 se fait taper tous les jours, statistiques françaises). La femme qui enfante en moyenne 1.9 fois, à 29 ans la première fois, à 31 ans pour le 0.9 restant. Le femme qui meurt plus tard que son mari, donc vraisemblablement plus triste.
Et puis on montre aussi LA PAUVRE FEMME. La cambodgienne, obligée de se prostituer, la musulmane voilée et sans accès à l’éducation, la franco-colombienne prisonnière des FARC. Du coup La Femme francaise, elle est moins bien payée et plus frappée que les hommes, mais c’est toujours mieux qu’ailleurs…

Bon, et bien c’est réjouissant tout ça ! Ca donne envie de la fêter cette journée de la femme ! Et puis le lendemain, et tous les autres jours de l’année, rassurons nous avec les droits de L’HOMME, enfin de celui qui est décrit comme l’envers de LA Femme : le baraqué, qui a du fric et un 4x4, qui a une maîtresse quand il ne tape pas sa femme (1 sur 10, je vous le rappelle), qui meurt en jouant au tennis d’une crise cardiaque à 78 ans, sans souffrance, sans regret. Facile pour L’homme !

La journée de la femme nous aura encore une fois apporté beaucoup de clichés, qui ne ressemble pas vraiment aux femmes que je connais, et qui heureusement n’attendent pas « leur » journée pour dire ce qu’elles pensent, dévoiler ce qu’elles sont…

PS: c'est quand la journée de la zézette?

 

Manou



Voeux à la presse 05-01-06 à 02:15 pm

 

 

Extrait du discours de Manou, président des Falcon ‘s et élu meilleur ski rider 2005, prononcé à 23h28 le samedi 31 décembre 2005 dans l’annexe du Baise Camp, rue Molière au Chesnay :

Falconnettes, Falcons, et amis proches des Falcons,

Faire un discours devant une telle assemblée réunie n’est pas chose facile. Non pas à cause de la solennité de l’évènement qui fait de chaque réveillon une fête incontournable que les Falcons aiment à passer entre amis même s’ils habitent à New York ou Hong Kong, ni même à cause de l’alcool qui, à cette heure déjà avancée pour un papy, commence sérieusement à attaquer mes fonctions locutrices.
Non, si l’exercice n’est pas facile, c’est que je souhaite que ce mot soit à la hauteur de l’amitié qui nous unie, du talent que nous additionnons ensemble, de l’histoire que nous partageons depuis des années, presque une décennie !
Je ferai donc simple, vrai et court, car les bouchons de champagne – et de blanquette de limou- poussent déjà de plus en plus fort à mesure que l’heure avance.

Il est de bon ton à l’aune d’une nouvelle année de faire un bilan des 365 jours écoulés, d’en tirer des conclusions et d’en déduire les bonnes résolutions à appliquer rigoureusement durant l’année à venir.
Je vous épargnerai, chers amis, cet exercice que chacun aura fait, plus ou moins inconsciemment, de son coté.
Cependant, je ne peux oublier que l’année 2005 a été pour le groupe une année plutôt difficile, pour certains très difficile. Les évènements véritablement heureux de l’année comme notre mariage, Sandrine et moi, et la semaine passée au Vieux Boucau ont été trop peu nombreux.

Mais ce que l’on peut en retenir, c’est que dans les moments pénibles ou heureux, nous avons su rester les uns à cotés des autres, à partager nos joies et nos peines.
Car, peut-on être pleinement heureux sans partager son bonheur, et tout à fait malheureux lorsque on a des amis vers qui se tourner ?

Non, très certainement. C’est pourquoi je nous souhaite à tous une très heureuse année 2006, pleine de bonheurs partagés.
Je pense tout spécialement à Alex et Béa, à Jory et Sophie, à Gilles et Fédé.

Enfin, merci à Nicolas et Alexis de nous accueillir,

Bonne année, et vive les Falcons,

Manou

 

Manou



Y a pas le feu 23-11-05 à 10:06 am

 

 

Apres une trêve automnale de quelques semaines, je reprend ma plume…

Certains s'interrogent de mon absence. Je fait donc taire les rumeurs:
Mais non, je ne faisais pas grève pour marquer mon soutien au service public…
Non, je ne manifestai pas contre la privatisation rampante du site falcons.com…
Je ne remplissais pas non plus des jerricane d’essence à la pompe d’a coté,
Ni n’en faisais des cocktails Molotov pour cramer les bagnoles pour le plaisir de voir mes conneries à la télé,
Enfin, je n’étais pas en train de fomenter un énième attentat en Irak ou en Israël.
J’étais juste en train de bosser ces derniers temps, mais vu à quoi les autres cocos s’amusent, j’ai l’impression que bosser doit être limite illégal.

C’est vrai, les seuls stars qui passent à la télé, c’est des conasses qui chantent à la star ac’ (à propos, j’ai vu Nikos à la soirée Star Ac’ il y a 10 jours près des champs, puis un ancien du « château » qui s’était fait vidé mais que je ne connaissais pas), des grévistes qui arrêtent d’emmener les gentils travailleurs à leurs boulots, des jeunes qui crament les bagnoles de ces gentils travailleurs qui décidément ne sont pas près d’aller bosser, et des types enturbannés qui profanes des menaces de mort contre le monde capitaliste (et donc contre ce pauvre travailleur).
Bon.
Ben la conclusion, c’est qu’on ne valorise pas assez le travail dans ce pays et c’est que tout le monde veut foutre le monde capitaliste à bas.
Le gros souci, c’est que je doute que le communisme, l’anarchie ou l’intégrisme islamiste soient des vraies solutions à nos problèmes de société.

Mon seul espoir : c’est que le prix du pétrole grimpe suffisement pour dissuader les jeunes des banlieues de faire des cocktail Molotov, que les bénéfices de l’inflation du pétrole bénéficie enfin aux peuples arabes qui deviendront de fait moins intégristes et que des transports alternatifs (genre métro électrique sans chauffeurs, démocratisation du vélo…) réduisent l’emmerdement des grèves des cheminots.

Et alors on pourra bosser sereinement.

Remarquez bien que plutôt que d’aller bosser, aller au Cab, ça doit être plus sympas, et moins dangereux (sauf pour les cocktails Smirnoff et les intégristes de la teuffe).
Les Zzzz, vous m’y emmenez jeudi soir ?

 

Manou



Dramaturgie 13-10-05 à 11:15 am

 

 

Nul ne peut imaginer combien j’étai d’humeur de chien vendredi soir dernier. Heureusement, j’écris ce billet à froid, il se serait sinon résumé à des lignes de « grgrgrgrrrrronchonnnnnnnn » ce qui n’aurai pas été du style le plus réjouissant et aurait pu lasser des lecteurs, dont certains restent encore à convaincre. Depuis, la fievre et l’énervement sont un peu retombés.
Oui, d’une humeur de chien : Etre malade n’avait évidemment rien de très réjouissant. Mais souffrir n’est rien dans mon cas…Non, ce qui me chagrine vraiment c’est d’avoir laisser filer 2 occasions de manifester mon soutien à 2 amis, 2 frères, 2 falcon’s.

Tout d’abord, samedi matin, je devais aller jouer au rugby. Comme vous ne l’ignorez pas, Alex et moi jouons ensemble, de manière très complémentaire. Que l’un d’entre nous attaque, il trouvera l’autre derrière lui, prêt à le soutenir dans son assaut. Que l’un d’entre nous défende : il sera secondé dans la tranchée. Enfin et surtout, que l’un d’entre nous défaille ou se mette dans une situation délicate, il ne sera jamais seul. C’est ce qui fait que nous entrons sur les pelouses avec un sentiment d’invincibilité qui appelle la victoire.
Mais samedi, je n’étai pas avec Alex. Je l’ai laissé aller au combat seul.

Ensuite, et encore plus difficile à accepter, je n’ai pas pu me rendre à la soirée de Greg. Quoi de plus important que de montrer à celui qui part que, dans l’inconnu, il pourra toujours s’appuyer sur ceux qu’il laisse derrière lui. De lui dire que quoiqu’il se passe, il pourra revenir, et que tel l’enfant prodigue, il sera accueilli comme un frère lorsqu’il souhaitera revenir. Alors oui, j’aurai aimé être parmi vous pour dire tout cela à Greg. Pour lui souhaiter bonne chance dans cette nouvelle aventure. Pour échanger ma propre expérience d’expatriation. Pour lui dire que partir, ce n’est pas quitter, que changer, ce n’est pas renoncer. Pour lui rappeler que comme JJ et Jory, comme tous ceux qui sont parti en voyage ou se sont expatriés, il reste au cœur des Falcon’s.

Enfin, je voudrai par anticipation exprimer ma frustration de ne pas être à la projection de Nikki. Il en connaît la raison et a la grandeur d’âme de m’excuser par avance. Je sais combien de temps et d’efforts lui ont coûté la réalisation de ce film. Je me fouetterai avec des orties fraîches pour me punir
et lui dédie ma mauvaise humeur d’aujourd’hui, qu’il pourra partager avec tous les falcon’s que j’ai parfois décus.
Faute avouée à moitié pardonnée ?


Amicalement,

Manou.

 

Manou



De l’innovation… 04-10-05 à 11:02 am

 

 

Que je sorte dans la rue, regarde la télévision, feuillette les études techniques de la fnac ou lise mon quotidien du soir, je suis de plus en plus las. C’est peut être à cause de ma crève, mais tout semble terriblement immuable…

Les sujets de société d’aujourd’hui sont les même que ceux d’hier. Pour illustrer cela, quoi de plus évocateur que de lister les sujets développés au 20h de TF1 (ou pire, du 13h), dont les rédacteur doivent faire preuve de géni pour donner envie de regarder leurs « nouvelles » de moins en moins fraîches: chômage, impôts, cartables des enfants trop lourds, boulangerie-charcuterie qui ferme à cause du méchant supermarché, américains en Irak – ils nous font le coup tous les 10 ans, obésité infantile, trous de la sécu, ambition présidentielle, l’OM qui ne gagne pas un match, Chirac qui dit tout et son contraire, grève sans raison ni service minimum…

Mais quoi de neuf bon sang ?

Le prix du pétrole ? Ca fait depuis 74 qu’on nous bassine sur la facture énergétique. Giscard conseillait déjà à nos parent d’éteindre la lumière en quittant la pièce.
La Star Ac’ 4 ? On nous ressert encore de la gogo libidineuse reconvertie en teenage innocente, de la Loana jusqu’au bout de la poitrine -siliconée. C’est plus du réchauffé, c’est du micro-ondé qu’on nous ressert.

Rien. Pas une nouveauté.

Au cinéma : on nous fourgue un troisième volet de Harry Potter, un deuxième épisode de Bridget Jones, bientôt les Bronzés 3. A quand le retour de la marche de l’empereur (pourquoi pas L’empereur contre attaque, une version trash avec des pingouins qui se bastonnent).

Une révolution technologique peut être ?

Franchement, ça fait belle lurette que chacun à son graveur DVD, son appareil photo 5 millions de pixels et le wi-fi à la maison (même les Jobelots et les Lesurs qui sont pourtant très près de leurs sous). Le Tout numérique est vraiment passé dans les mœurs, ça n’a rien de nouveau. Alex aura beau raconter que les serveurs XP 5201Z de Dell sont une vraie révolution à eux seuls, ce n’est pas ça qui va changer substantiellement notre vie.

Non, décidément, ça ne va pas assez vite. Nous sommes d’une génération qui est habitué à courir, et depuis 3 ans, depuis la bulle Internet et les espoirs déçus de la nouvelle économie, on stagne.

Peu d’idées, peu d’avancées technologiques, absence de courant artistique nouveau (à part Houellebecq et ses branlettes à toutes les pages). Ce n’est pourtant pas faute de subventionner grassement les intermittents du spectacle et de privilégier l’exception culturelle – cf le festival d’Avignon ou la seule idée novatrice a été de faire pisser un type sur scène.

On a bien eu une vague d’optimisme avec la candidature de Paris aux JO, qui aurait donné un élan économique et peut être architectural à Paris. Espoir envolé outre manche.

Si j’étai un peu plus brillant, je lancerai quelque chose, maintenant. Un style, un rythme, une invention, même mineure : on en a besoin.
Pour les artistes et les petits génies des Falcon’s : c’est le moment.

Ou bien, comme dirait mon grand père, une bonne vieille guerre. A voir.

 

Manou



La classe 21-09-05 à 11:49 am

 

 

Voilà, nous sommes tous rentrés. Très rentrés. Horriblement rentrés. On achète des cartes oranges, on paye ses impôts (pour ceux qui en payent), et on compte les jours qui nous séparent du week end… et les souvenirs de vacances… -le Vieux Boucau, sa dune, ses bars, ses videurs, ses tentateurs- …sont déjà si lointains qu’ils apportent plus de nostalgie que de soulagement. Nous sommes donc tous d’accord, la rentrée, c’est plutôt un moment pénible. Et pourtant…

Oui pourtant, souvenez-vous de ces rentrées lorsque nous avions 8, 10 ou 12 ans, avant même d’être broyés par la nécessité de réussir, le stress de l’examen et de la performance, qui ne commenceront leur travail de sape qu’après le brevet des collèges (que certains d’entre nous n’ont pas, mais jetons un voile pudique sur ce passé peu glorieux).

Souvenez-vous, disais-je, de ces rentrées guillerettes, quasi jouissives quand début septembre rimait avec nouveau cartable -encore plus fluo que l’an passé, chemise à carreau -achetée chez Barrakouda- et première paire de Timberland.
Ces rentrées qui sentaient bon l’odeur de renfermé, si caractéristique des classes qui n’ont pas été ouvertes de l’été, mais aussi l’âcre de ces grosses craies écrasées que l’on avait oublié sous l’estrade.
Nos boucles blondissantes vite coupées chez un coiffeur près de la place du marché afin de faire bonne impression devant la maîtresse principale.
Et puis l’impatience, la veille de la reprise. L’envie de se lever très tôt pour parcourir avant tout le monde la liste de classe et savoir avec quels copains on sera. Si on a la vieille prof d’espagnole nulle ou le jeune dépressif, si on va trembler toute l’année sous le joug de ce tyran qui ne s’exprime qu’en braillant des vers latins, ou bien si on a le bol d’avoir en français cette prof si jolie qu’elle éveille en nous des émotions que nous ne soupçonnions pas, et qui du coup nous donnera goût à la lecture…

Puis la liste des fournitures et son lot de cahiers petit format- grands carreaux- petites spirales, de crayons HB1 pas trop gras, de feuilles de couleurs jaunes et bleues (on ne saura jamais pourquoi), de bic quatre couleurs (le vert, il ne marche jamais), de tube UHU (que l’on sniffera à la récré), de livres des collections "bordas" et "hatier" à couvrir avec un papier plastique transparent (la honte, c’est quand sa mère met du papier cartonné pour recouvrir les livres).
Suivront les papiers volants sur lesquels il faut immuablement écrire son nom, son age, adresse, profession des parents, et dont l’utilité nous échappe tout autant que celle d’apprendre la table de multiplication …

Une demi matinée aura suffit à faire passer le goût de la rentrée. Enfin, la première récrée, salvatrice, pendant laquelle on raconte ses vacances. « Quoi tu n’étais pas à l’Ile de Ré ? A Noirmoutier alors ? »
- Ben non, moi j’étais au Vieux Boucau cette année… On a qui en Histoire-Géo ?

 

Manou



Pour commencer 14-09-05 à 12:07 am

 

 

Mon truc en plume

Lâcher le premier mot d'une chronique, c'est un peu comme inviter pour la première fois une fille à danser, on ne sait pas vraiment ou ça peut mener.
Au pire, ce n'est qu'une expérience furtive, au mieux, c'est une longue histoire d'amour. Et je ne peux que rendre hommage à Jams qui sait depuis 2 ans et demi, soit près de 120 chroniques du lundi, entretenir une belle histoire avec son lectorat.
L'idée de ce billet a été suggérée par certains d'entre vous alors que nous faisions il y a quelques mois l'étalage de nos dons respectifs. Soyons clair sur ce point, et pas de fausse modestie, les falcons (et les falconnettes bien sur) sont dotés de véritables dons, plus ou moins utiles ou exploités. Je me garderai de faire une liste exhaustive des attributs de chacun, mais on ne peut nier que le groupe soit bien pourvu en mélomanes mégalos, en cinéastes paranos, en chanteurs sopranos, en ingénieurs extrémistes, en cuisiniers alchimistes, anthropologue orientaliste,, en peintre cubiste, en rêveurs voyagistes, en money makers arrivistes. Il paraît même que certains sont socialistes, ce qui n'est certes pas un don, mais suscite tout de même chez moi un étonnement sans cesse renouvelé, ce qui est propre à une production artistique.
Ainsi, chacun d'entre nous a sa spécialité, son truc à soi. Et je me trouvai un peu bête a osciller entre mes passions : ayant exclu la musique, la peinture, la sculpture, le cinéma, l'informatique et la cuisine... et décrétant qu'il était difficile de faire partager aisément celles du rugby et de la chasse, certains ont eu la délicatesse de me faire croire que ma plume était mon truc à moi (comme dirait du Zizi Jeanmaire). Vous comprenez maintenant la démarche qui m'amènera chaque semaine à soumettre humblement le billet de ma mauvaise humeur à votre jugement.

Je m'arrête ici pour ma première humeur, en souhaitant que ce premier pas de danse ne vous aura pas trop ennuyer.

Longue vie aux Falcons,

 

Manou



 

historique des chroniques


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